lundi 5 septembre 2011

Le château d'Angers : un châtelet Renaissance à la délicatesse extrême au sein d'un écrin médiéval

Au coeur de la ville d’Angers, ville d’art où l'histoire est présente à chaque coin de rue de l'ancienne cité médiévale, un château imposant qui pourrait servir de modèle aux représentations des forteresses les plus élaborées crées dans les studios d'images de synthèse : 17 tours de schiste et de calcaire, d'imposantes murailles, un pont-levis monumental... mais avec les méandres de l'histoire, l'intérieur de ce château fort abrite comme un écrin la délicate résidence des Ducs d’Anjou, datant de l’époque gothique. Mais surtout, cette forteresse abrite également un trésor médiéval qui vaut le coup d'oeil : la célèbre tapisserie de l'Apocalypse, tenture médiévale illustrant le livre de l'Apocalypse de Saint Jean.


Le château d'Angers, le châtelet, le logis du gouverneur, la chapelle, les jardins

C'est au XIIIè siècle que le Roi Saint Louis transforme le château déjà existant des ducs d'Anjou en une véritable forteresse : sous ses ordres, on édifie une nouvelle enceinte, une haute et solide muraille de schiste de près de trois mètres d'épaisseur, ainsi que les célèbres dix-sept tours du château, bicolores et recouvertes de poivrières en ardoise.
Plus tard, Louis II et Yolande d'Aragon font construire vers 1410 une très belle chapelle, fine et élégante, au centre de la forteresse médiévale, ainsi qu'une magnifique demeure seigneuriale avec un oratoire disposant d'une cheminée pour que le Duc puisse assister confortablement à l'office !

Mais c'est surtout la splendide Tenture de l'Apocalypse, la plus grande tapisserie médiévale (104 mètres) qui demeure en l'état, qui attire l'attention.
Tissée pour le duc Louis Ier d’Anjou vers 1375, elle a dû être achevée vers 1382. L'œuvre fut réalisée dans l'atelier parisien de Nicolas Bataille et elle est actuellement visible dans une galerie qui lui est consacrée au sein du château d'Angers.